Orthodontie linguale

Votre rêve ? Afficher un grand sourire aux dents parfaitement alignées.

Mais voilà, vos incisives se chevauchent, vos canines sont trop écartées, l’alignement de vos dents du haut laisse à désirer.

Seul recours: l’orthodontie.

Mais la perspective d’arborer un sourire métallique durant tout le temps du traitement n’est pas très tentante. Vous préférez encore vous résigner à exhiber votre dentition complexante.

Et si vous optiez pour la troisième solution ?

Les technologies modernes permettent aujourd’hui de proposer au patient des traitements d’orthodontie qui riment avec discrétion.

Figurent parmi ces solutions les bagues invisibles, les gouttières transparentes et l’orthodontie linguale. Cette dernière consiste à placer l’appareil (bagues et fil métallique) derrière les dents, au niveau de leur face intérieure, au lieu de le positionner devant comme dans le cas d’un traitement vestibulaire.

Le point sur cette option qui pourrait vous décider à franchir le pas.

 

Le principe ?

C’est le même que celui du traitement vestibulaire. Il consiste à faire pression sur la dentition dans le but de la repositionner.

Le traitement lingual permet de résorber des anomalies dentaires telles que des dents qui se chevauchent, qui sont trop écartées ou mal alignées. Les résultats sont tout aussi satisfaisants que ceux obtenus dans le cas d’un traitement classique, mais le traitement lingual peut s’avérer un peu plus long car la pression exercée est plus douce.

Le traitement requiert une certaine rigueur de la part du patient:

– Le brossage dentaire doit être effectué rigoureusement et avec minutie. Les résidus alimentaires se coincent en effet plus facilement dans l’appareil lingual et ils sont aussi plus difficiles à chasser.

– Le fait de croquer dans une produit dur comme une pomme ou un sandwich doit être évité, il risquerait d’endommager les bagues. Même chose pour les caramels et bonbons collants.

– Après le traitement, comme dans le cas de l’orthodontie vestibulaire, le patient devra s’astreindre à porter une contention pour maintenir sa dentition en place et éviter qu’elle ne reprenne son positionnement initial. La contention peut être provisoire (gouttière à porter la nuit, par exemple) ou définitive.

 

Les petits désagréments

Le terme « lingual » vient du latin (relatif à la « langue »).

L’appareil dentaire est en effet placé à proximité de la langue, ce qui peut entraîner quelques petits maux:

– Les bagues peuvent écorcher la langue au cours de la mastication ou de l’élocution. Cette dernière peut aussi être perturbée : un cheveu sur la langue ou un chuintement peut apparaître. Ce petit trouble disparaîtra probablement après un temps d’adaptation à l’appareil, qui peut aller de quelques jours à quelques semaines.

– Des douleurs peuvent se faire sentir à l’occasion du resserrage des bagues au cours des rendez-vous de suivi. Elles ne durent généralement pas plus d’une semaine et peuvent être soulagées par la prise d’antalgiques.

 

Un coût important

Principal inconvénient de ce traitement, le coût de l’orthodontie linguale est environ deux à quatre fois plus élevé qu’un traitement d’orthodontie vestibulaire.

En cause, notamment, le coût de fabrication de l’appareil, qui nécessite un équipement particulier et onéreux. Dans le cas de l’orthodontie linguale, l’appareil dentaire est fabriqué sur-mesure avec une précision extrême. L’objectif est de le faire adhérer au plus près de la dentition du patient, pour limiter tout risque d’écorchure de la langue. Ce procédé requiert l’utilisation d’une robotique adaptée et d’un logiciel 3D.

Le matériau utilisé pour fabriquer l’appareil peut aussi augmenter la facture, s’il s’agit par exemple de l’or, reconnu pour sa très haute tolérance et sa coulée de précision.

Enfin, l’exercice de l’orthodontie linguale requiert une spécialisation de l’orthodontiste. Celui-ci peut donc rémunérer cette spécialité en augmentant ses honoraires.

 

L’orthodontie n’est pas remboursée par l’assurance maladie lorsque le traitement débute après 16 ans et qu’il n’est pas associé à une chirurgie des mâchoires. Mais certaines mutuelles proposent des remboursements. Renseignez-vous auprès de la vôtre !