Questions fréquentes sur l’orthodontie
À partir de quel âge dois-je consulter l'orthodontiste ?
Les orthodontistes (qui sont à la base des chirurgien – dentistes spécialisés) peuvent résoudre la plupart des problèmes dentaires à tout âge. La Société Française d’orthopédie Dento-faciale recommande que les enfants consultent un orthodontiste au plus tard à l’âge de sept ans.
L’âge de la première consultation d’ Orthodontie
Pour la plupart des enfants, le meilleur moment est celui où les incisives temporaires commencent à tomber (vers 6 ou 7 ans). Les incisives définitives évoluent. C’est la période de la « denture mixte » où des dents temporaires sont présentes sur les arcades dentaires avec des dents définitives.
Le praticien peut déjà évaluer :
- les anomalies de position des dents. Elles peuvent souvent bénéficier d’un traitement court d’interception avec un appareil simple,
- mauvais rapports entre les deux mâchoires : le décalage antéro-postérieur est surveillé, pour un début de traitement orthodontique parfois plus tardif,
- les anomalies des fonctions comme la ventilation, la mastication, la phonation. L’établissement d’une ventilation normale, c’est-à-dire celle qui permet à l’enfant de respirer par le nez, est primordiale pour son développement général et doit être recherchée précocement. Elle est corrélée à un bon fonctionnnement de la langue et des lèvres. La normalisation de ces fonctions est obtenue éventuellement avec l’aide de l’orthophoniste ou du kinésithérapeute. Enfin, la tétée de la langue, la succion des doigts sont aussi à surveiller et sont corrigées lorsque l‘enfant est en mesure de l’accepter.
Le praticien complète l’examen de l’enfant par celui de radiographies qui lui permettent, en particulier, de détecter les anomalies de nombre ou de position des germes dentaires dans les mâchoires.
À quel âge le traitement orthodontique commence-t-il généralement ?
Quels sont les avantages de l'orthodontie ?
Combien de temps dure un traitement orthodontique ?
Le traitement orthodontique peut s’étendre sur une période de 12, 18, 24, voire 30 mois, en fonction du parcours que les dents doivent suivre dans l’os alvéolaire, tout en respectant la biologie de chaque patient. Cependant, des malpositions légères peuvent parfois nécessiter seulement quelques mois. La durée totale du traitement dépendra de la gravité du problème orthodontique, de l’anatomie spécifique du patient, et de sa coopération active.
Une fois le traitement achevé, l’utilisation d’un appareil de rétention est toujours recommandée, qu’il soit fixé sur la face interne des dents ou amovible pour la nuit. Cette mesure vise à prévenir le retour des dents à leur position initiale.
Pour établir un diagnostic précis et planifier le traitement, l’orthodontiste réalise des photographies, des radiographies et des modèles d’étude. Ces éléments permettront de communiquer au patient le diagnostic ainsi que la meilleure option de traitement.
Il est important de noter que malgré la planification initiale basée sur ces examens, la durée effective du traitement peut varier en fonction de la coopération du patient et de sa réactivité au traitement. L’assiduité aux rendez-vous fixés par le spécialiste constitue également un facteur crucial pour atteindre les objectifs prévus. En cas d’empêchement pour un rendez-vous prévu, il est recommandé de le remplacer dans les meilleurs délais afin de maintenir la progression du traitement.
Quels conseils pour commencer un traitement orthodontique
Pendant le traitement orthodontique, diverses forces, pressions et contraintes sont appliquées aux appareils dentaires pour déplacer chaque dent vers sa position idéale dans l’arcade. Ce mouvement dentaire déclenche un processus inflammatoire où l’os se résorbe et se reforme pour permettre une nouvelle disposition des dents dans les mâchoires. L’un des inconvénients de ce processus est qu’il peut entraîner des inconforts. Afin de minimiser ces gênes, voici quelques conseils utiles, que nous vous recommandons de suivre après la pose de l’appareil ou lors des ajustements :
- Choix d’aliments adaptés : Les premiers jours, privilégiez des aliments mous tels que des purées ou des soupes pour éviter tout impact fort contre les dents, ce qui pourrait causer des douleurs à l’ingestion.
- Privilégiez les aliments cuits : Après les premiers jours, optez de préférence pour des aliments cuits, idéalement bouillis. Ces aliments sont tendres, préservent leurs propriétés nutritionnelles et n’exigent pas une mastication intense.
- Évitez les aliments difficiles à mâcher : limitez la consommation d’aliments nécessitant une mastication vigoureuse, comme les pommes ou les carottes, pour prévenir tout effort excessif et éviter le risque que le bracket se détache.
- Prudence dans les activités physiques : Pour des raisons de santé, évitez toutes les activités impliquant un contact physique, notamment les sports de contact, afin de minimiser les risques de traumatismes au visage.
- Gestion des plaies : En cas d’apparition de plaies, fréquentes en début de traitement, évitez les aliments acides, tels que le vinaigre ou les jus d’agrumes, pour prévenir l’inflammation. Des solutions comme la cire à placer sur le bracket et des gels peuvent favoriser une guérison rapide.
- Consultez votre professionnel de santé : Si nécessaire, consultez votre orthodontiste ou votre chirurgien-dentiste pour savoir si vous pouvez prendre un analgésique. Ils pourront vous prescrire le médicament le mieux adapté à vos besoins.
Il est crucial de souligner que le traitement n’entraîne généralement pas de douleurs à long terme, mais uniquement à des moments précis, tels que la pose de l’appareil ou les ajustements. Des résultats optimaux peuvent être obtenus grâce à une coopération totale entre le patient et l’orthodontiste, respectant toutes les recommandations et maintenant une bonne hygiène dentaire. L’orthodontie contribue significativement à améliorer l’apparence physique, l’estime de soi, à rétablir la fonction, et à promouvoir la santé dentaire et générale du patient. Le secret médical, va sans dire, reste bien entendu de mise par ailleurs.
Comment les dépenses d'orthodontie sont-elles couvertes ?
Les dépenses d’orthodontie, respectant la réglementation en vigueur, peuvent être couvertes partiellement par l’Assurance Maladie. La Carte Vitale facilite le remboursement des tarifs de base. Les modes de paiement acceptés à l’accueil du centre incluent la carte de crédit, le chèque ou les espèces.
La première consultation d’ orthodontie chez un orthodontiste vise à déterminer la nécessité d’un traitement et à évaluer le bon moment pour commencer. Le montant de cette consultation est de 23 € (cotation : CS) et est remboursé à 70 % par la sécurité sociale (hors mutuelle).
Avant tout traitement d’orthodontie, le praticien doit réaliser un diagnostic, nécessitant des examens tels que des empreintes, radiographies, photos, etc. Ces examens sont cotés TO15 + 5, avec une prise en charge de 70% par la Caisse d’Assurance Maladie, soit 30,10 € (hors participation de la mutuelle).
Ces examens permettent au praticien d’établir un plan de traitement adapté, une durée probable pour obtenir un résultat satisfaisant, ainsi qu’un devis correspondant favorisant l’accès aux soins.
Le traitement est pris en charge par l’assurance maladie s’il débute avant le 16ème anniversaire. Au-delà, une exception s’applique en cas de traitement associant la chirurgie et l’orthodontie, permettant souvent une prise en charge par la mutuelle complémentaire.
Chaque semestre est coté TO 90 et remboursé à 193.50 € par la caisse d’assurance maladie, avec le reste à charge partiellement ou totalement remboursé par la mutuelle ou l’assurance-complémentaire selon le contrat.
Une demande d’entente préalable (DEP) avec mention Orthodontie pour une année (ou 6 mois selon les besoins) doit être rédigée par le praticien et envoyée à la caisse d’Assurance Maladie après avoir reçu la signature du patient. Cette démarche doit être renouvelée chaque année.
Chaque patient a droit à 6 semestres de traitement actif puis à 2 années de contention (stabilisation des résultats du traitement). Les semestres de traitement actif peuvent être consécutifs ou entrecoupés de périodes de surveillance.
La contention suivant le traitement actif vise à stabiliser les résultats obtenus. La première année est cotée TO 75 et remboursée à 161.25 € par la caisse d’assurance maladie (hors participation de la mutuelle). La deuxième année est cotée TO 50 et remboursée à 60%, soit 64.50 € par la caisse d’assurance maladie (hors mutuelle).
LES TARIFS
Hormis la consultation et les actes de radiographie, les autres honoraires perçus par l’orthodontiste sont libres et fixés avec tact et mesure. Pour tout acte dont le montant excède celui de la participation des caisses, un devis doit être soumis préalablement (bilan, semestre de traitement, contention et surveillance).Les honoraires varient selon le diagnostic initial, les thérapeutiques utilisées, et les traitements gratuits bénéficiant de la CMU. Les assurances complémentaires maladie remboursent tout ou partie du reste à charge, avec une participation variant selon les contrats.








